Conception, création image et écriture scénique
Aurélie Charon
Amélie Bonnin
Création musicale & Musique live
Emma Prat
Avec
Oksana Leuta, Hala Rajab, Ines Tanovic et la participation de Anna Leuta
Création visuelle live
Gala Vanson
Images
Thibault de Chateauvieux, Aurélie Charon, Hala Aljaber
Montage vidéo
Mohamed Mouaki, Céline Ducreux
Mixage
Benoît Laur
Espace
Pia de Compiègne
Régie générale, création et régie lumière
Thomas Cottereau
Régie vidéo et son
Vincent Dupuy
Direction de production, diffusion
Mathilde Gamon
Projet associé au
Théâtre National de Chaillot 2022-2026

Une nouvelle aventure

C’est un nouvel épisode de Radio live, une histoire collective qui s’écrit avec quatre jeunes femmes trentenaires originaires de Syrie, de Bosnie et d’Ukraine. Au cœur du dispositif toujours : la parole vivante de jeunes gens qui portent leurs récits de vie sur scène. La question de l’engagement et de la transmission des récits entre les générations.

Ines Tanovic, Oksana Leuta et Hala Rajab ont grandi dans des pays en guerre. Certaines étaient enfants, d’autres adultes quand les conflits ont commencé. Sarajevo, c’était la dernière guerre en Europe disait-on, avant que l’Ukraine soit attaquée. La guerre en Syrie n’est pas terminée.

Oksana-Leuta,-Hala-Rajab,-Ines-et-Zlata-Tanovic-1-©Aurélie-Charon Hala-Rajab-©Aurélie-Charon Ines-Tanovic-©Aurélie-Charon Oksana-Leuta-©Aurélie-Charon

Chacune se pose la question de l’exil : partir ou rester. Deux d’entre elles sont restées dans leurs pays, à Kyiv et Sarajevo. Chacune essaie de créer des espaces de rencontre : un théâtre à Tel Aviv, un lieu d’accueil pour les réfugiés à Sarajevo. Elles se questionnent sur la façon de raconter la guerre : par le cinéma, la scène ou à travers les médias. Oksana est comédienne et fixeuse pour les journalistes internationaux depuis le début de la guerre totale en Ukraine. Hala veut raconter le quotidien de la guerre à travers le cinéma et la fiction.

 

Ce sont trois jeunes femmes face au monde, qui tentent de se parler pour faire advenir des temps meilleurs. Ce sont des histoires de transmissions : de mères en filles. Et des histoires d’engagement, d’encouragement.

 

Elles font aussi exister toute une foule d’absents qui eux aussi, avaient à nous parler : les disparus et ceux.celles qui ne pouvaient être là. Elles font parler notre époque en mettant au cœur de la scène et de façon implacable, de nouvelles résistances. Elles disent de façon très concrète comment les corps, les vies, les imaginaires portent l’empreinte de cette expérience de la guerre.

Oksana-Leuta,-Hala-Rajab,-Ines-Tanovic-1-©Aurélie-Charon

Ensemble, nous sommes sont parties tourner des images à Sarajevo, chez Ines. Les images sont présentes sur l’écran pendant le spectacle et dialoguent avec le présent de la scène. Hala et Oksana ont découvert la Bosnie, ont posé des questions à la famille et l’entourage d’Ines sur ce qui s’ouvre après la guerre : la reconstruction, la réconciliation.

Vivantes_Mère-Ines-©radio-live-production

Sept femmes sont en scène

Sur scène, Ines, Oksana, Hala en dialogue avec Aurélie Charon. Sur l’écran à travers les images filmées : les autres générations de chaque famille. Amélie Bonnin (en alternance avec Gala Vanson) compose l’image en direct depuis le plateau. Emma Prat signe la création musicale.

Des visages de femmes plus jeunes et plus âgées sur l’écran, des témoins qui alternent et se relaient au plateau.

 

Nous voulons créer grâce aux images filmées en amont dans chaque pays, une constellation de visages, de fils tirés entre différentes générations de femmes.

sarajevo

Qui a déjà vu les larmes de ses parents ? C’est la question que l’on pose chaque fois. Ici la question de la transmission est encore plus vive. A chaque représentation, une ou deux personnes liées aux récits, de générations différentes, sont invitées-témoins sur scène. Une grand-mère, une petite fille de 10 ans, une sœur. Ça change à chaque fois. Pour que le récit se réajuste et soit inédit chaque soir.

 

Sur scène se crée cet éphémère collectif, avec les présents et les absents que nous convoquons, à travers les images et les dessins en direct. La musique live, créée et jouée par Emma Prat, participe à créer des moments inédits, accompagne le récit.

Les conceptrices

Amélie Bonnin

Le travail d’Amélie Bonnin est à la frontière entre différentes disciplines. Après des études de design graphique à Paris puis à Montréal, elle se forme à l’écriture de scénario à la Fémis. Selon les projets, elle manie l’écriture, la vidéo et le dessin, pour mettre en forme des récits.

Elle a réalisé deux documentaires La mélodie du boucher (arte), et La bande des Français (France 3, co-réalisé avec Aurélie Charon).

 

En 2021 elle écrit et réalise Partir un jour, son premier court-métrage de fiction, une comédie musicale avec notamment Bastien Bouillon et Juliette Armanet, qui remporte de nombreux prix en festivals (Prix du public et prix de la meilleure musique au Festival du court métrage de Clermont-Ferrand ; Prix de la critique, prix du public et prix d’interprétation masculine au Festival Off-courts Trouville ; Film d’ouverture du Festival International du Film Francophone de Namur (…)).

Parallèlement à ses projets en tant que scénariste-réalisatrice, elle poursuit son activité de Directrice Artistique, et signe notamment la maquette de la revue La Déferlante.

amelie-bonnin

Aurélie Charon

Productrice à France Culture, elle anime Tous en scène, le magazine du spectacle vivant (samedi 20h) et coordonne l’espace de création radiophonique L’Expérience (dimanche 22h et en podcast original).

Diplômée de Sciences Po Paris, Paris III, New York University, elle réalise depuis 2011 des séries documentaires sur la jeunesse engagée pour Radio France, dont Underground Democracy à Gaza, Téhéran, Alger et Moscou. Elle a engagé un travail au long cours sur la jeunesse française avec Une série française (2015 France Inter), Jeunesse 2016 (France Culture) et le film La Bande des Français réalisé avec Amélie Bonnin pour France 3 (2017). Elle fait le récit de ses voyages dans le livre C’était pas mieux avant, ce sera mieux après, paru aux Éditions L’Iconoclaste.

Elle créé avec Caroline Gillet et Amélie Bonnin le projet « Radio live, une nouvelle génération sur scène », pour porter ses documentaires au plateau. Elle a créé avec Mathilde Gamon la structure Radio live production.

aurelie-charon
Vivantes_Hala-en-silence-©Amélie-Bonnin

L'équipe

Emma Prat

Formée en jazz vocal au Conservatoire de Lille, Emma Prat s’intéresse aux techniques et pratiques de l’improvisation vocale et au travail de la voix sous toutes ses formes. Diplômée d’un master en sciences humaines et sociales à Lille, elle rejoint en 2020 l’équipe d’une webradio de quartier où elle conçoit, anime et monte des émissions radiophoniques.

 

Depuis 2020, elle est autrice, compositrice et interprète au sein du trio LUNAR (Prix du Public Sabina Por Aqui à Ubeda, Espagne, 1er EP, Promesa, 2020). Elle fonde en 2023 Aâma, quintet jazz mêlant sonorités d’Afrique centrale et du Moyen-Orient.

 

Elle réalise la musique de plusieurs spectacles à la guitare, au clavier et au chant : Radio Live (Aurélie Charon et Amélie Bonnin), The Black Intore (Yannick Kamanzi), et des lectures musicales dessinées avec Amandine Dhée et Léa-Anaïs Machado.

Gala Vanson

Formée aux Arts Décoratifs de Paris, la pratique de Gala Vanson se situe à la croisée de la peinture, de l’écriture et du graphisme. Elle collabore en tant que dessinatrice avec Le BAL, la scène nationale Châteauvallon-Liberté, Radio France ou le Centre Pompidou. Inspirée par la forme documentaire et les thématiques sociales, son travail lie l’intime au collectif à la recherche de langages communs.

 

Elle a publié l’album Catcheur d’Amour paru au Seuil Jeunesse et la bande-dessinée La boucherie parisienne éditée par L’Association.

Thomas Cottereau

Après différentes formations dans le domaine du spectacle vivant (diplôme de métiers d’Art en régie spectacle/ option lumière à Nantes, École du Théâtre National de Strasbourg et régie générale au CFPTS), il collabore à plusieurs créations pour le Théâtre, la Danse, la Musique actuelle et le Cirque en tant qu’éclairagiste, vidéaste ou régisseur général.

 

Il rencontre Joël Jouanneau au TNS, et devient son collaborateur artistique et éclairagiste durant près de dix années (L’entreciel de Marie Gerlaud, Le naufragé de Thomas Bernhard, Dans la pampa d’après Jorge Louis Borges, L’enfant caché dans l’encrier de Joël Jouanneau, Le dernier rail de Joël Jouanneau, Ronce Rose de Éric Chevillard, In situ de Patrick Bouvet).

 

Il assure également la régie générale de créations de Stanislas Nordey (Qui a tué mon père de Édouard Louis et Le Voyage dans l’Est de Christine Angot), de Pascal Rambert (Deux amis de Pascal Rambert) et des projets Radio Live (Aurélie Charon et Amélie Bonin), réalise des créations lumières pour Jean-Paul Wenzel, Laurent Bellambe, la Cie Volti Subito, Sophie Guibard, Emilien Diard-Detoeuf, David Clavel, Julia Vidit, Suzanne de Baecque, Marie Fortuit, Marie Rémond, Julie Duval, Lucie Hanoy.

Thibault de Chateauvieux

Né en 1986 à La Réunion, Thibault de Chateauvieux est admis à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Il poursuit ses études à l’ECAL (École Cantonale d’Art de Lausanne), au département cinéma, dont il est diplômé.

 

Réalisateur de documentaires diffusés en festival, au cinéma, à la télévision ou à la radio, il explore l’intime et les relations au sein de sa propre famille notamment dans Point de départ, La Visite, L’heure du départ ou Holybus.

 

Engagé dans plusieurs projets associatifs, Thibault réalise depuis plus de 10 ans des documentaires sur des projets d’intérêt général diffusés en salle, à la télévision et sur le web avec la conviction que ce qui n’est pas raconté n’existe pas. Passionné par la pédagogie, il a enseigné dans de nombreuses écoles : l’Ecal, l’Unine, la HEAD, EMA fructidor, l’ESA-tpm, l’Atelier de Sèvres ou l’ECV. Il participe au projet Radio live en tant que réalisateur depuis maintenant 3 ans.